Mohammed Aly Condé:«malgré toutes les difficultés juridiques, les défenseurs des droits de l’homme ne sont pas inquiétés dans l’exercice de leurs activités»

L’État de droit, s’il est fondé sur des normes universelles en matière de droits de l’homme, doit être ancré dans un contexte national et notamment dans la culture, l’histoire et la politique du pays concerné. En conséquence, les États connaissent des expériences distinctes dans l’évolution des droits de l’homme.

La République de Guinée à dans son histoire connue de nombreux bouleversements socio-politiques dont certains ont eu des conséquences évidentes d’atteinte aux droits de l’homme.

Cependant, il faut reconnaître que ce pays qui vient de loin en matière de démocratie a accompli des progrès significatifs dans la promotion et la protection des droits de l’homme depuis une dizaine d’années maintenant, c’est une évidence.

Le pays a fait d’importants progrès en termes de renforcement de l’État de droit, en particulier en améliorant la politique de supervision des forces de sécurité en limitant le rôle de l’armée dans la mise en application des lois.

Dans le cadre toujours des avancées sur les questions de droits de l’homme, il faut reconnaître que malgré toutes les difficultés juridiques, les défenseurs des droits de l’homme ne sont pas inquiétés dans l’exercice de leurs activités.

Sur le plan institutionnel, L’INIDH « l’institution nationale indépendante des Droits humains » est instituée pour la première fois en Guinée pour relayer toutes les préoccupations liées aux questions des droits de l’homme auprès du gouvernement.

Il faut rappeler que la République de guinée est ce pays fier de toute son histoire qui est partie à la plupart des conventions et déclarations internationales relatives aux droits de l’homme tant sur le plan africain qu’universel notamment, la charte de l’organisation des nations unies, la déclaration universelle des droits de l’homme, les conventions et pacte internationaux relatifs aux droits de l’homme, l’actif constitutif de l’union africaine, la charte africaine des Droits de l’homme et des peuples et ses protocoles additionnels relatifs aux droits de la femme, ainsi que le traité révisé de la CEDEAO et ses protocoles sur la démocratie et la bonne gouvernance.

Le titre II de la constitution instituant la quatrième République consacre des devoirs, libertés et droits fondamentaux aux citoyens guinéens, ce qui est une avancée considérable dans la construction de l’État de droit.

Malgré toutes ces nombreuses avancées, il est regrettable de constater aujourd’hui que notre pays soit toujours pris par un certain nombre de pays et d’ONG pour ce mauvais élève en matière des droits de l’homme au gré de leurs simples humeurs avec des éléments dénués de tout sérieux. Nous sommes dans la théorie des humeurs.

Les rapports dressés contre la République de guinée par le département d’État américain, à travers son bureau de la démocratie, des droits de l’homme et du travail et celui d’Amnesty international constituent des atteintes graves aux principes fondamentaux d’indépendance et d’impartialité ,deux principes qui prévalent en pareille situation, mais malheureusement mis de côté dans leurs démarchent dans le seul but de vouer notre pays aux gémonies, peine perdue car, les guinéens que nous sommes ont compris.

Je précise qu’autant l’État à l’obligation de protéger ses citoyens, autant chaque citoyen a le devoir absolu de se soumettre aux dispositions réglementaires et secrétaires prises par les autorités en place. Ni des instances partiales encore moins des organisations téléguidées ne doivent s’y opposer au risque de mettre la vie de la nation en danger.

In fine, force est de reconnaître que malgré que la situation des droits de l’homme en Guinée comme partout dans le monde n’est pas irréprochable, la République de Guinée fait des progrès significatifs et notables pour parfaire son système démocratique à chaque minute, chaque heure, chaque jour et chaque année que Dieu fait.

Mohammed Aly Condé juriste, président de l’ONG: observatoire des Droits de l’Homme de la citoyenneté et de la sécurité (ODHCS ).

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