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Me Baldé réclame la libération de Grenade : « il n’y a ni preuves, ni partie civile »

Après les réquisitions du parquet de Dixinn, qui a requis 20 ans de détention criminelle contre Boubacar Diallo, dit Grenade, ses avocats sont en train de chercher à le sortir de ce mauvais pas. Selon maître Thierno Souleymane Baldé, aucune preuve n’a été apportée par le parquet, rapportent les journalistes de Guineematin.com qui sont sur place.

C’est maître Thierno Souleymane Baldé qui a été le premier avocat du collectif de la défense à prendre la parole pour sa plaidoirie. « Mon client a été arrêté sur une simple dénonciation. Pire, ses avocats, parents et amis n’ont pas pu avoir accès à lui. Il a été maintenu en isolement et détenu pendant plus d’une année. Par ailleurs, aucun de ses accusateurs n’est venu s’expliquer ni devant le juge d’instruction, ni ici devant cet auguste tribunal », a-t-il fait observer, avant d’indiquer qu’on « ne peut condamner Boubacar Diallo sur de simples suppositions ».

Plus loin, l’avocat fera remarquer que les droits de son client ont été violés du début à la fin, une manière de contredire les propos avancés par le procureur, Sidy Souleymane N’diaye. « Notre client a été qualifié de criminel avant même que son procès ne s’ouvre, à travers les médias et tout au long des débats. Il n’a pas bénéficié de la présomption d’innocence », a dénoncé maître Thierno Souleymane Baldé.

Démontant les arguments du procureur, l’avocat a rappelé que Boubacar Diallo ne pouvait pas avoir une kalachnikov, tirer 19 balles, sans blesser quelqu’un. « Il n’y a pas de blessés, ni de partie civile dans ce dossier. Logiquement, le gaz lacrymogène ne pouvait empêcher à Grenade de blesser quelqu’un. C’est impossible ! Il n’y a aucune preuve. On ne peut pas condamner Boubacar Diallo sur de simples suppositions », dit-il.

Parlant de l’accusation de « détention d’armes de guerre », maître Baldé a rappelé au tribunal que les images de son client avec une kalachnikov ont été prises dans une brigade de gendarmerie dont le logo y est d’ailleurs visible.

C’est pourquoi, l’avocat a demandé au tribunal de faire application de l’article 544 du Code Pénal qui consiste à acquitter l’accusé faute de preuves.

guineematin

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