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Marco Ibrahima au Fespaco : ‘’la Guinée est sous-représentée, c’est dommage’’

Qui soulèvera cette année l’Etalon d’or de Yennenga, la récompense suprême ? Le Fespaco, le plus grand festival du cinéma africain, célèbre à partir de ce samedi, 23 février son cinquantenaire à Ouagadougou avec pour thème « la mémoire et l’avenir ».

Marco Ibrahima Sory Bah, au nom de l’association de critique cinématographique de Guinée participe à cette 26e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) qui met en compétition quelque 165 films dont 20 longs métrages de fiction. A quelques heures de son départ, nous l’avons interrogé

»Nous participons au nom de l’association de critique cinématographique de Guinée, c’est-à-dire nous appartenons à la fédération africaine de la critique cinématographique qui regroupe 33 pays de l’Afrique francophone, lusophone et anglophone. Nous partons pour un atelier de formation en critique de cinéma et l’édition du magazine du Fespaco et surtout, le magazine qui accompagne l’image de la critique cinématographique à travers africine.org, un site internet sur lequel vous pouvez retrouver plus de 3000 critiques de cinéma africain.

L’objectif, c’est de venir participer à l’animation de la critique cinématographique et puis appuyer le Fespaco parce qu’il est un partenaire privilégié de la fédération africaine de la critique cinématographique. Mais, ce qui est dommage est que la Guinée est sous représentée. Pour ce cinquantenaire, vous allez avoir le ministre au lieu que des artistes ou des cinéastes ne se déplacent, c’est le ministre lui-même qui se déplace pour aller faire quoi là-bas ? On ne sait pas. Ensuite, le ministre Bantama Sow qui a pris la largesse de donner un billet à Moussa Kémoko Diakité, un réalisateur qui est très connu sur le continent et à Cheick Oumar Barry qui est l’un des plus grands scénaristes de la Guinée. Normalement, les Guinéens devaient aller là-bas comme une colonie pour cette 26ème édition mais, on n’a aucun plan. Nous, la critique cinématographique guinéenne, c’est le président KPC [président du Groupe Guicopres] qui facilite notre voyage, en plus les fonds personnels de Fodéba Isto Kéira [secrétaire général du Ministère des Sports, de la Culture et du patrimoine historique], ce pas le Ministère, ce sont ses relations personnelles. Très malheureusement, nous allons partir ce soir et nous sommes pris en charge par la FAC. Je précise donc que ce sont les deux qui nous ont accompagnés pour qu’on aille représenter la Guinée sur le plan de la culture cinématographique. Or, sans elle, vous n’avez pas de cinéma parce que, c’est elle qui procède à l’amélioration, qui pousse les créateurs à se surpasser. C’est le lieu à travers votre média, de demander aux journalistes culturels de s’intéresser à ce secteur parce qu’il est très important. Non seulement, il est valorisant mais surtout, c’est un créneau qui peut leur permettre de s’épanouir et de se faire valoriser ».

mediaguinee

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