Maison centrale de Conakry : le président de l’OGDH empêché de visiter des détenus politiques

Ce mardi, 09 février 2021, le président de l’organisation guinéenne des droits de l’homme (OGDH) Souleymane Bah et son vice-président Amadou DS Bah, se sont rendus à la maison centrale pour rencontrer des prisonniers politiques. Même si les deux activistes ont pu rencontrer certains détenus mais les gardes pénitentiaires soldée ont opposé une fin de non-recevoir à leur demande pour rencontrer d’autres (détenus politiques)

Invité ce mercredi ,10 février 2021, dans l’émission  »œil de lynx » de la radio lynx fm, le vice-président de l’OGD, Amadou Ds Bah a expliqué les circonstances dans lesquelles, il a pu rencontrer quelques détenus.

« Hier mardi, je me suis rendu à la maison centrale, avec le président de l’OGDH, en tant qu’avocat et vice-présidente de cette organisation. Malheureusement à la maison d’arrêt, on a empêché le Président d’accéder à l’enceinte de la maison centrale. Ils disent qu’il faut montrer une autorisation de communiqué avec les détenus, c’est une pièce essentielle pour accéder à la maison d’arrêt et les rencontrés, j’ai essayé de convaincre les gardes pénitentiaires sur la nécessité pour que le président puisse rencontrer les détenus politiques mais malheureusement, ils n’ont pas compris ».

« Je voudrais rappeler que depuis plusieurs décennies, l’OGDH fréquente régulièrement la maison centrale pour évaluer les conditions carcérales, rencontrer les prisonniers afin de voir comment ils vivent leur détention, pour interpeller le gouvernement sur d’éventuelles améliorations, malheureusement pour le cas spécifique des détenus politiques. Entant qu’avocat, j’ai pu rencontrer les détenus politiques, Peut-être que c’est une option qu’on va utiliser pour le moment avant de comprendre si notre démarche au niveau du ministère de la justice va donner des résultats », a-t-il expliqué.

D’après les observations de Me Amadou Ds, la condition dans laquelle se trouvent les détenus politiques sont déplorable.

« Leurs conditions sanitaires restent à désirer, ils sont dans des conditions vraiment déplorables, puisque d’après ce que j’ai pu constater, ils sont dans le même cas que les autres prisonniers, il n’y a presque pas de conditions favorables pour leur épanouissement en attendant leurs procès. Ils sont avec des détenus qui sont pour certains condamnés à des peines lourdes, donc au-delà de leurs conditions sanitaires, il y’a les conditions sécuritaires, je pense que ce n’est pas une bonne image de notre pays, d’autant plus qu’il s’agit de haute personnalité de notre pays, qui sont pour le moment à la maison centrale pour des faits politiques jusqu’à preuve contraire » a-t-il fait savoir.

 

Fatoumata Diaraye Bah