M. Le président aimez-vous vraiment ce pays ? ‹‹ par Aly Badara Akila )

Monsieur Alpha Condé, vous êtes notre président, notre chef d’État et je sais que la règle du courtoisie s’impose dans le ton quand on vous parle.

Nous ne serons pas défaillants sur ce plan-là, mais le démocrate que vous êtes sensé être concevra à son tour que quelques évidences qui singularisent votre penser et votre agir vous soient révélées publiquement en ce qu’ils obligent ce pays dont on rit partout et qu’on plaint avec une cruelle pitié.

Nous souffrons, nous sommes perdus dans ce pays. Nous souffrons dans notre pays, nos routes sont malades et aucune d’entre elles n’est praticables. Nous sommes en Guinée, nous vivons tous dans ce pays. Et, M. Le président, nous savons tous devant Dieu que votre bilan est indéfendable. Je ne dirai pas que vous n’avez rien dit, vous pouvez promettre, mais faire une réalisation restera sans suite favorable. Pour la diplomatie un problème, pour la bonne gouvernance on en sort pas, pour une bonne démocratie nous sommes en retard pourtant vous êtes un démocrate selon vos parcours.

Pourquoi tant de kidnappings ? Pourquoi le peuple souffre ? Pourquoi c’est vous M. Le président, votre peuple souffre ? Je suis désolé, mais M. Le président nous n’arrivons jusque là pas à croire que vous pouvez changer cette manière. J’en pleure, je pensais que vous étiez un homme défendeur de la jeunesse, mais nos frères sont tués dans les manifestations de rue, vous êtes là pour les femmes, alors que certaines sont bastonnées quand elles réclament justice. M. Le président, nous souffrons énormément de tout ça. On vit pas cette démocratie en Guinée M. Le président.

En 10 ans de pouvoir, y a-t-il un dossier que vous avez fait avancer sur les besoins premiers des populations, à savoir la santé, l’école, l’eau, l’électricité, la sécurité, les hôpitaux, la bonne administration, la construction des usines et l’émergence du pays. ? Et les routes, combien de kilomètres qui aient brisé des enclavements et interconnecté les localités entre elles pour faciliter les échanges entre les populations ? Le projet est où ?

Toujours en marche ? Le peuple a perdu d’union dans votre gouvernance, nous sommes en train de nous battre pour vivre et nos familles souffrent derrière nous. L’emploi des jeunes, le manque d’ouverture de nos administrations publiques pour les jeunes, notre éducation bafouée, le système en perte de vitesse. Jusqu’à quand vous compter nous sortir de cette problématique M. Le président ? Nous méritons vraiment ça M. Le président ? 

Écoles primaires sans latrines et pas plus de toilettes publiques dans les centres villes non plus ? Combien d’usines, entendons par là, même une biscuiterie, pourtant vous avez promis une usine de biscuits, cube Maggie, une fabrication de bougies et d’allumettes ? Où sont les prix du Président pour stimuler la peinture, l’écriture, le théâtre et le cinéma ? Combien d’échangeurs, combien de beaux quartiers en Guinée comme un lieu stable, combien de nouvelles structures pour le développement de la Guinée ? Combien de jeunes bénéficient de ça ? En Guinée, sous votre ère, il faut être militant, défendeur de vos bilans et même si ce n’est pas le cas, pour avoir un poste ministériel, être ami a un ministre, avoir accès aux bureaux, être griot d’un ministre. En quoi cela nous concerne ? Vous avez dit être là pour tous les guinéens sans exception. Vous avez dit que la jeunesse aura un bon emploi, vous avez même dit que vous allez faire de la Guinée un pays où tout le monde viendra vivre sans problème et sans axile.

Mais, aujourd’hui, nous constatons que tous ceux qui critiquent votre gouvernement sont laissés et pire, ils cherchent à quitter le pays pour la simple raison, parce qu’ils ne peuvent pas rester pour leur sécurité. Nous pleurons nos morts, et nous voulons une justice. Les promesses nous rendent malade. Nous sommes fatigués de voir cette souffrance, nous ne sommes pas le seul pays a être dans cette vie de misère. D’autres avancent et nous, nous ne parlons que d’un seul projet. Ce projet, c’est le troisième mandat alors que l’heure est pour vous de défendre votre bilan. Nous attendons avec impatience cela.

L’école publique incontestablement indigente meurt devant l’hydre de l’école privée qui au contraire d’une idée reçue, n’améliore pas le niveau des élèves. On vous connaissait le bonheur des slogans creux, tous suivis d’échecs. Professeur, bon président bâtisseur et réconciliateur. Je ne dirai pas que c’est tout le monde, mais je dis que moi je ne vois rien dans tout ça et c’est misérable pour moi parce que je ne me reconnais pas dans vos bilans M. Le président. Nous souffrons énormément M. Le chef d’État. Que la paix régne dans le pays. 

Ayant fait de la Guinée un dernier de la classe depuis 2010, aimez-vous vraiment ce pays ? Sinon, quel mal vous a-t-il fait que vous lui faites expier, souffrir et donner son peuple un mal de vivre perdant de vue que l’on ne peut pas éternellement soumettre un pays ? Nous souffrons gravement, et nous sommes malades du jour au jour avec cette mauvaise gouvernance. Que Dieu sauve le pays, nous, nous n’avons pas où aller et nous voulons que la paix règne dans notre pays. Pas de propos discourtois, battez campagne vous les hommes politiques et épargnez le peuple de vos slogans ethniques. Que le peuple gagne. 

Que Dieu bénisse la Guinée !!! 

Aly Badara Akila, journaliste panafricain…

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