Le syndicalisme creux de Titi Camara (par Marouane Dinguiraye )

L’homme avait-il besoin de blablater pour exister dans l’opinion ou voudrait-il faire table rase sur son passé administratif très chaotique en s’érigeant comme syndicaliste pour la cause des anciennes gloires du pays ? Si j’accouche ces quelques lignes ici, ce n’est nullement contre le célébrissime footballeur de la belle époque et à la bonne référence. Mais, le piètre administrateur et Ministre.

Aboubacar Titi Camara, comme on aime à le dire, a eu la main dans la pâte et avait toutes les opportunités pour venir en aide ne serait-ce qu’en faveur de ses anciens coéquipiers de l’équipe nationale que de faire des sauts de cheval avec des parades syndicales. Je ne veux pas faire de la littérature ou faire de vous un sujet de dissertation, mais j’ai droit de comprendre et de savoir : Qu’avez-vous fait lors de votre séjour au ministère des Sports ?

Vous avez été nommé Directeur Technique National par l’ancien Chef de la junte, Moussa Dadis Camara en violation des statuts de la FIFA. Ce poste, n’est pas décrétale, c’est une nomination qui relève de la fédération, parce que l’occupant est payé par la FIFA et non par l’État. Vous avez été sélectionneur de l’équipe nationale avec quel rendement ?

Comment vous prendre au sérieux dans votre syndicalisme d’aujourd’hui alors qu’hier, ni ton passé de Ministre ni celui de Directeur Technique ne plaide en ta faveur mais discrédite plutôt ta lutte actuelle. Il faut avoir du respect pour le silence de tes anciens coéquipiers.

Ni juge ni avocat encore moins une quelconque qualité de parler aux noms des anciennes gloires. En 1985, avec le discours programme du 22 décembre portant sur le libéralisme économique et le droit à l’initiative privée, servir l’État n’était plus un devoir civique mais une obligation morale.

L’on se rappelle, pour avoir accepté de jouer pour le SILY National, l’État payait ton billet d’avion, tes primes de matches et ton hébergement au Novotel. Rien n’était gratuit.

Et pourtant, le Hafia 77, cinq fois finalistes, triple champion n’a jamais eu autant de privilèges que vous. Eux, contrairement à votre génération, c’était la patrie avant tout. Ils ont défendu avec honneur et grandeur le tricolore national sans jamais vivre de leur savoir-faire ou art. Il faut te calmer pardon !

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