Le journaliste Akoumba Diallo rend hommage au défunt préfet de Gaoual, Souleymane Sow

Ce 6 janvier 2021 a été la fin, à Conakry, de la vie pour cet autre valeureux fils de Gaoual : Elhadj Souleymane Sow, désormais ancien préfet. Cette mort, Platon l’a ainsi définie comme le terme d’une vie terrestre et l’accès à un monde idéal. Ainsi soit-il !

La vie d’Elhadj Soulaymane Sow pourrait se résumer sous deux petites dimensions : La Naissance et le Mérite. De par son père, Elhadj Moustapha, il est d’une lignée religieuse venue de tréfonds de Tountouron dans Labé (pas très loin de Dalein, le village d’origine de mon papa). Tous ceux qui avaient l’âge de son père, savaient que la famille des Sow est « un centre d’accueil et de recueillement spirituel ». C’est la raison, d’ailleurs, qui justifit la construction par ses descendants, dans l’enceinte du domicile familial, à Koumbia, d’une mosquée digne du Tariqa Tijaniyya

Et de la jeune pousse que j’étais en 1993, je savais que nombreux de mes condisciples au collège de Koumbia (qui n’habitaient pourtant pas la famille Sow) se consolaient régulièrement de la nourriture du « Vieux Moustapha », si fait que ce domicile des Sow était devenu « une pépinière ».

J’ai appris qu’Elhadj Souleymane Sow, tout jeune élève, avait été vif et intelligent. Ce qui lui aurait d’ailleurs conduit à être un boursier de l’État guinéen en Italie.

Ce défunt, Souleymane Sow, je l’ai connu et pratiqué, tout récemment. Ancien Président de l’Association des Ressortissants de Koumbia à Conakry, il a lutté contre la coupe abusive du bois par des envahisseurs de tout ordre. En sa qualité de préfet de Gaoual, il a allié Tradition et Autorité.

Il était également un excellent Orateur et il savait être véridique dans l’élégance. Son principe : réunir le bon et le mal, publiquement, pour que naisse, dans un emballage d’humour, la vérité.

Si cet homme qui est prêt à rejoindre, auprès des siens, sa dernière demeure ce vendredi, a eu un grand nom par naissance, certains de ses actes font de lui, une continuité de l’effort ancestral bien mérité.

Monsieur Souleymane Sow, Gloire à Allah qui a consenti ta création. L’éternité de tes prêches pour l’entente entre les fils de Gaoual sera désormais plus agissante dans la conscience collective de notre Préfecture. Que LE Tout-Puissant Allah bénisse ta mémoire, pour toujours. Amin !

 

Aboubacar Akoumba Diallo

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Acceptez Lire la suite

Politique de confidentialité et de cookies