La vidéo de policiers utilisant une mère de famille comme bouclier humain à Wanindara dans la commune de Ratoma a suscité une vague d’indignations sur les réseaux sociaux.

Rencontrée par la rédaction de Flashguinee.info Fatoumata Bah, la victime, a raconté sa mésaventure. <<Hier, le fils d’une amie a été blessée par le gaz lacrymogène à Wanindara, Carrefour marché.

Dès qu’elle a appris la nouvelle, elle était dans une panique totale. J’ai tenté de la maîtriser, mais elle s’est enfuie. C’est ainsi que j’ai décidé de la suivre>>, explique Fatamata Bah.

Avant de continuer : <<Une fois à Wanindara, des policiers, qui étaient cachés derrière une cour m’ont interpellée en me demandant où je vais. J’ai répondu que je vais à Cobaya. Ils m’ont demandé d’où je viens, je leur ai dit que je vais à l’hôpital>>.

Sur le coup, se souvient Fatoumata Bah, ’un d’entre eux a ordonné qu’on m’arrête et de se servir de moi comme bouclier humain jusqu’à ce qu’ils puissent mettre aux arrêts des manifestants. Je leur ai dit que je n’ai rien fait, s’ils me font du mal, c’est de l’injustice. L’un des manifestants m’a reconnue et a dit que je suis la femme de son frère.

Aissatou Barry,pour flashguinee.info