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Journée Internationale des Migrants : Voici le témoignage effrayant d’un migrant retourné

Le 18 décembre de chaque année est célébrée par l’humanité comme Journée Internationale des Migrants. C’est l’occasion, dans le monde entier, de réaffirmer et de promouvoir les droits des migrants. La date a été choisie par l’ONU pour attirer l’attention sur une convention adoptée par l’assemblée générale des Nations unies le 18 décembre 1990 mais restée inapplicable faute de ratifications suffisantes. A l’occasion de cette journée, notre rédaction s’est entretenue avec un migrant qui raconte son calvaire.

Ousmane Sacko a quitté Conakry c’était dans le souci de rejoindre l’Europe. N’ayant pas les moyens suffisants, il s’est prêté à cette immigration clandestine. De Conakry, il s’est retrouvé à Bamako puis à Gao au Mali. C’est dans cette ville que son calvaire commence. Il raconte. « C’est à partir de Gao que j’ai commencé à souffrir. C’est dans les voitures bennes qu’on nous avait embarqué pour aller à Kalil. Même appeler une personne on n’a refusé de m’accorder et on nous a demandé au cours de ce trajet 1000dinar l’équivalent de 75 000GNF. Et même l’eau à boire dans les spas, il nous a fallu acheter » raconte-t-il.

D’autres formes pour faire souffrir les migrants existent poursuit notre interlocuteur. « Si les passeurs se rendent compte que vous avez de l’argent, à tout moment ils ne feront que vous demandez de payer afin que vous puissiez passer par un bon coin. Au cas où vous refusez, ce sont les menaces qui commencent. Ils vont vous fouiller pour vous dépouiller de tout » ajoute notre interlocuteur.

Arrivé en Algérie, Ousmane Sacko s’est vu en manque d’argent. C’est le travail forcé qui commence. « Arrivé en Algérie dans le premier village, tout mon argent était fini. J’ai commencé maintenant à faire des travaux que je n’ai pas l’habitude de faire pour pouvoir manger. Tout cela se passais dans une fraicheur insoutenable » indique ce jeune migrant.

Au regard de tout ce qu’il raconte, notre interlocuteur a décidé de rentrer au pays. Il conseille les jeunes d’éviter ce chemin d’immigration irrégulière car dit-il, il est possible de réussir en Guinée.

MLT, flashguinee.info