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Irak: des enfants torturés pour soupçons de liens avec l’État islamique

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En Irak, des milliers d’enfants soupçonnés de terrorisme ont été torturés par les autorités. Ces mineurs racontent avoir été enfermés, battus violés, jusqu’à ce qu’ils avouent avoir fait partie de l’organisation État islamique. Des enfants-soldats, pourtant considérés comme des victimes au regard du droit international, dont beaucoup ont été incarcérés dans des prisons de la région autonome du Kurdistan. Certains sont aujourd’hui libres et continuent de clamer leur innocence. Ils témoignent.
« Ils m’ont emmené à Erbil, la capitale du Kurdistan, pour m’interroger. Ils m’ont torturé très violemment. Les séances d’interrogatoire étaient terribles. Je n’ai pas tenu. J’ai avoué, alors que je n’étais pas membre de Daech. C’est la torture qui m’a poussé à dire que j’étais jihadiste », raconte le garçon qui vit dans un camp de déplacés du nord de l’Irak.

Nous ne donnerons ni son nom ni l’endroit exact où il se trouve, car s’il est désormais libre, il reste menacé par les services de sécurité kurde qui l’ont torturé.

Entassés avec d’autres repris de justice, à dix par chambre dans une cabane où s’engouffrent les courants d’air, tous racontent le même calvaire.

« Les Kurdes m’ont torturé avec la technique du Scorpion, témoigne un autre jeune. J’avais les mains attachées dans le dos, l’une par-dessus l’épaule et l’autre par en bas pour me cambrer le dos. Ensuite, ils m’enfonçaient un tuyau dans l’anus. À force de me battre, ils m’ont déboîté l’épaule. Les yeux bandés, un sac en plastique sur la tête, ils m’ont enfermé dans une pièce tellement minuscule que mes jambes étaient collées à mon visage. Avec ce sac sur la tête, vous n’avez plus d’air et vous vous sentez comme un vrai criminel. Vous vous sentez comme Daech ».

Des techniques de torture quasi systématiques selon les garçons que nous avons rencontrés, confirmées par l’ONG Human Rights Watch (HRW). De son côté, le gouvernement de la région autonome du Kurdistan nie en bloc.

1 500 mineurs condamnés pour appartenance à l’État islamique seraient encore détenus dans les prisons irakiennes et kurdes.

rfi

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