Interdiction de l’importation des véhicules d’occasion : le cri de cœur d’un guinéen à l’étranger

Il s’agit de Moussa Sangaré. Il est guinéen et  réside à Atlanta aux États-Unis d’Amérique. Il est l’un de de ceux qui évoluaient dans l’achat des véhicules d’occasion dans le pays de l’oncle Sam pour les faire envoyer en Guinée. Il qualifie le décret interdisant cette activité de lourd fardeau aussi bien pour lui que pour plusieurs autres de ses compatriotes à l’étranger. 

Il explique son mécontentement dans cette interview, réalisée au téléphone par notre rédaction. « On n’arrive pas à dormir parce que cette loi (décret) nous enfonce lamentablement, et ne doit pas être mise en vigueur dans un pays comme chez nous en Guinée. Moi personnellement je suis chauffeur de camion. Nous ne pouvons payer des nouveaux camions. La tête seulement d’un nouveau camion est dans les cent et quelques milles dollars. Nous payons les anciens véhicules dans l’intention d’envoyer ça chez nous pour pouvoir vivre, nourrir nos familles. Les véhicules (camions) de plus de 8 ans qu’on achète ici, si tu évalues le prix en francs guinéens, ce n’est pas moins de 100 millions. Il y a combien de personnes qui pourront payer ces véhicules ? Moi, à l’heure-là, j’ai un camion, j’ai un bus, j’ai cinq véhicules, j’ai des motos de quatre roues qui travaillent dans des champs. Je rentre chez moi pour aller faire l’agriculture. J’ai des machines. Si on me dit de ne pas envoyer mes machines de plus de 12 ans en Guinée, je n’arrive pas à dormir  », s’inquiète-t-il.

Passer par une manifestation de rue à Atlanta pour pousser le régime de Conakry à renoncer au décret d’interdiction des véhicules d’occasion, n’est pas dans le programme de l’interlocuteur. «Je me vois très mal placé avec une pancarte au beau milieu de la route, dire « à bas la loi du président guinéen ». On peut avoir une solution fiable, très sincère et continuelle sans que nous qui l’avons élu, sortions dans la rue. Tous ceux qui travaillent autour de lui sont des aventuriers. Ils connaissent tous, les difficultés de ce pays. Ils n’ont pas le droit de nous enclaver. On rentre en Guinée avec les biens qu’on a acquis légalement », précise-t-il.

C’est par un décret que le chef de l’État a interdit l’importation en Guinée de trois types de véhicules dont l’âge est au-delà de 8, 10 et 12 ans.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Acceptez Lire la suite

Politique de confidentialité et de cookies