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Importation de produits pharmaceutiques en Guinée : ‘‘ il y a un désordre au ministère de la Santé…’’, accuse le Dr Manizé Kolié

L’association Syndicale des Pharmaciens de Guinée exige la réduction du nombre de sociétés grossistes, le fonctionnement de la brigade de répression médicime à l’image des brigades qui se trouvent à l’habitat et à l’environnement.

Le Docteur Manizé Kolié, secrétaire général du syndicat des pharmaciens de Guinée, interrogé à ce sujet par nos confrères de la radio Lynx FM, explique qu’en Guinée, il y a plus de 100 sociétés grossistes dans l’importation de produits pharmaceutiques.

« La Guinée a juste besoin de trois ou quatre sociétés grossistes comme l’exigent les standards internationaux de l’OMS, c’est-à-dire des sociétés qui recommandent pour trois millions d’habitants. Donc si nous sommes aujourd’hui au-delà de 100 sociétés grossistes, ça veut dire que les 100 autres sociétés ne commandent que pour déverser sur les marchés. Et quelle qualité ? Voilà ce qui indigne les professionnels du secteur de la pharmacie », a-t-il expliqué.

Pour Dr Manizé Kolié, les sociétés importatrices de médicaments sont entretenues et soutenues par le ministère de la santé et déplore ce comportement.

« C’est un désordre, c’est une organisation que le ministère de la santé a mise en place qui fait que nous sommes aujourd’hui dans cette situation et nous déplorons cet état de fait, mais on peut le corriger. C’est pourquoi justement ce point de revendication, puisque c’est eux qui ont agréé les sociétés grossistes. Alors, nous avons déjà fait un travail à ce niveau d’ailleurs. Un travail d’évaluation des sociétés grossistes a été fait, le rapport a été déterminé. Nous sommes d’accord sur quatre sociétés grossistes. Mais, pour encore nous traîner dans la boue, qu’est-ce que les cadres du ministère ont fait ? C’est d’envoyer notre rapport au chef de l’État et à la Primature, comme si c’est le président de la République qui agrée les sociétés grossistes. Tout cela, c’est un manque de volonté dans l’assainissement et la réglementation du secteur pharmaceutique », déplore-t-il.

 

Fatoumata Diaraye Bah