Ibrahima Kourouma à propos des déguerpis : « ils savent sciemment qu’ils ont dépassé la limite »

Depuis le mois de janvier dernier, le gouvernement guinéen a entamé une opération de déguerpissement des encombrants physiques des différentes routes de Conakry et ses environs. Sur les ondes de la radio Djoma FM ce mercredi 17 mars, le ministre de la ville et de l’aménagement du territoire qui pilote les travaux a évoqué cette opération qui continue de faire des victimes à travers le grand Conakry.  Ibrahima Kourouma affirme d’ailleurs que les déguerpis étaient conscients qu’ils occupaient la voie publique.

D’après lui « premièrement, tous ceux qui sont dégagés savent consciemment qu’ils sont installés sans document et deuxièmement, ils savent sciemment que ce sont eux-mêmes qui ont ajouté ».

Sur ces propos, le ministre Kourouma avance des arguments.

« Quand nous cassons, vous voyez automatiquement le vrai mur, la vraie limite. Mais pour avoir de l’argent, ils ont créé des magasins. Il n’y a pas d’aménagement qui se fait sans que les routes ne soient définies, sans que les dimensions de la chaussée ne soient définies. Quand vous bénéficiez d’un domaine, vous avez un plan de masse clair, précis. Vous connaissez vos limites. Lorsque les gens font les premières constructions et travaillent avec les clôtures, c’est très net. Mais après, on cherche à faire une boutique », a-t-il précisé dans l’émission “On refait le monde ».

Aucours de cette opération, des baraques, des boutiques et magasins, des concessions et même des immeubles ont été cassés par les Bulldozers. Sur la question d’éventuels dédommagements des victimes, Ibrahima Kourouma a fait savoir que dans de telles situations, « c’est d’abord pour savoir est-ce que les documents sont des vrais ou des faux documents. Et après , pour l’obtention de ces documents, on a suivi tout le circuit et de façon normale. Parce que beaucoup de personnes passent par des voies tordues pour avoir des documents. Une fois que cela est établi, en bien ou en mal, l’État prend la responsabilité ».

Estimant que ces “encombrants physiques » sont à l’origine des inondations ou encore des accidents de la route, l’ancien ministre de l’enseignement pré-universitaire trouve que l’État a bien fait de prendre ses responsabilités pour, dit-il, le bien-être de l’ensemble des Guinéens.

 

Boubacar Barry

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