Ibrahima Keïta de l’UDRG : «La politique générale du gouvernement proposée par le Premier ministre est tout simplement du bluff!» Je dis bien

Je dis bien, c’est du bluff du moment où les actions menées par le gouvernement depuis un certain moment ne reflètent pas la réalité du terrain où la demande de la population n’est pas prise en compte.

Je ne crois pas qu’il y’en aura d’impact sur le quotidien du peuple. Cette politique générale n’est nulle autre que la présentation du bilan négatif du gouvernement. D’ailleurs, qu’est-ce qui va changer quand il est clair que les choses se détériorent du jour au lendemain?

Le gouvernement lui-même a informé la population d’un avenir d’enfer dans les mois à venir. Alors comment pouvons nous parler d’économie ou de développement au moment où il y a des barrières dans la libre circulation des personnes et de leurs biens, sachant pertinemment quand fermant les frontières en cette période de crise multidimensionnelle, cela affectera notre économie et quelle que soit sa flexibilité, car la transaction régionale et sous régionale apportent beaucoup de chiffres d’affaires dans le développement d’une nation.

Notre économie souffre, la production est faible, tout est presque importé. Comment pouvons nous parler de dialogue quand les propositions des forces vives de la nation ne sont pas prises en compte ? Ou des responsables politiques, journalistes, acteurs sociaux sont arrêtés et emprisonnés ?

Par ce manque de transparence, d’information et de résultats, en passant par la corruption et l’impunité, des promesses non tenues, il est impossible de faire croire à un citoyen lambda que ce gouvernement peut lui apporter un avenir meilleur.

Je pense aujourd’hui que la seule chose qui intéresse la population, c’est bien l’amélioration de ses conditions de vie et non de parler des chiffres et faire l’apologie de la mauvaise gestion antérieure en se fixant des objectifs qui n’aboutissent à jamais dans un système concentré autour d’un clan à la place des projets de développement.

Parlant du dialogue politique et sociale, je crois qu’il faut sortir de l’arrogance et des règlements…

Il faut être clair, le dialogue est nécessaire pour une sortie de crises, il faut mettre un cadre de dialogue sincère et inclusif permettant ainsi de décrypter l’atmosphère qui prévaut actuellement pour une sortie de crises. Promouvoir la paix et l’unité nationale.
Qu’on arrête de faire la théorie et s’attaquer aux véritables problèmes dont souffrent notre nation et dans l’intérêt de tous. C’est dans cet élan que nous pourrons gagner la confiance des investisseurs et faire de la Guinée une havre de paix et de développement.

Ibrahima keita, Secrétaire national de la jeunesse de LUDRG, chargé des relations avec la société civile et des mouvements de jeunesse.

Membre du FNDC.

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