Human Right  Watch demande à la communauté internationale de prendre des sanctions ciblées contre les autorités guinéennes

Dans un  rapport  publié  ce vendredi 10 avril  2020 ,Human Right  Watch a passé  au peigne faim,  les « exactions » commises  par les forces de sécurité guinéennes lors  des manifestations qui visaient à empêcher la tenue des élections législatives couplées au référendum constitutionnel.
«L’intention prêtée au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat présidentiel lors des élections prévues pour la fin de l’année est à l’origine des manifestations. En décembre 2019, Condé, âgé de 81 ans, a rendu public le texte du nouveau projet de constitution qui, selon ses partisans et ses opposants, ouvrirait la voie à la mise en œuvre d’un troisième mandat», explique l’organisation internationale  des droits de l’homme., Human  Right  Watch.
Cette ONG internationale qui craint une résurgence des violences à l’approche de la présidentielle 2020, invite le gouvernement Guinéen à imposer un strict contrôle aux forces de sécurité.
« Les forces de sécurité guinéennes ont répondu aux manifestations massives par une violence brutale », a déclaré Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur l’Afrique centrale à Human Rights Watch. « Les manifestations se poursuivront vraisemblablement à l’approche des élections, et donc le gouvernement guinéen devrait immédiatement imposer un strict contrôle aux forces de sécurité. Les dirigeants de l’opposition devraient aussi faire tout leur possible pour aider à mettre fin à la violence».
En revanche, Human Rights Watch demande à la communauté internationale d’accentuer la pression sur Alpha Conde et son gouvernement, afin que lumière soit faite sur les violences qui ont attaché le double scrutin du 22 mars.
« les partenaires internationaux de la Guinée et autres institutions, en particulier l’Union africaine, la CEDEAO, le Conseil de sécurité de l’ONU, l’UE et les États-Unis devraient accroître la pression sur le président Condé et son gouvernement et exiger l’ouverture d’enquêtes et de poursuites judiciaires crédibles pour les violations récentes », a-t-elle demandé tout en plaidant pour que des sanctions ciblées soient prises contre les autorités guinéennes, si celles-ci refusaient d’ouvrir une enquête au tour de ces violences électorales et postélectorales.
« En cas d’échec des autorités guinéennes à répondre à ces préoccupations relatives aux droits humains, les États-Unis devraient envisager des sanctions ciblées contre les hauts responsables gouvernementaux responsables de violations, notamment des interdictions de voyager et des gels d’avoirs ».
Stéphane Diallo pour flashguinee.info

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