La nouvelle est à vos côtés.

Hadja Rabiatou Serah Diallo : ‘’il y aura toujours des hommes contre l’émancipation des femmes’’

PUBLICITÉ

Partager

Syndicaliste durant des années, Hadja Rabiatou Serah Diallo préside aujourd’hui le Conseil économique et social. A l’occasion de la Journée internationale des femmes, VisionGuinee a tendu son micro à l’ancienne secrétaire générale de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG). Entretien.

VisionGuinee : Comment une femme peut-elle devenir une vraie leader ?

Hadja Rabiatou Serah Diallo : Pour devenir une vraie leader, il suffit juste d’avoir l’amour de ce qu’on fait. Il faut aimer son pays et surtout avoir la volonté de se battre pour changer des choses. Moi, je me suis toujours battue pour la cause des femmes en me disant que tout ce qu’un homme peut faire, la femme aussi peut le faire avec d’ailleurs plus de motivation.

Quelle femme vous a le plus inspirée dans votre combat pour l’émancipation de la gent féminine ?

Je me suis toujours inspirée de Hadja Mafory Bangoura. Je m’inspire de bien d’autres femmes dans la lutte que je mène.

Vous avez été syndicaliste pendant des années. Les pressions ne manquaient sans doute pas, quel était votre secret pour tenir bon ?

Je n’ai pas de secret particulier. J’ai bénéficié de soutiens de part et d’autre. La lutte syndicale, c’est un mouvement d’ensemble, un travail collectif.

Pensez-vous qu’il existe encore en Guinée des hommes qui pourraient voir d’un mauvais œil l’émaciation des femmes ?

Oui, il y a toujours des hommes qui ne veulent pas que les femmes évoluent. Ils ne nous feront pas de cadeau, mais il faut se battre. Même s’il y aura toujours des hommes qui sont contre l’émancipation des femmes, il faut qu’on soit audacieuses pour prouver que nous pouvons faire tout ce qu’ils font.

Le chef de l’Etat a dédié son mandat aux femmes. Mais les femmes sont tout de même très peu représentées dans le gouvernement…

Nous avions 7 femmes dans le gouvernement qui occupaient des postes clés. Si nous n’avons plus que 4 aujourd’hui, c’est un recul. Pourtant, il y a des femmes qui capables de diriger des départements ministériels. Les femmes doivent mener des réflexions ensemble pour comprendre les raisons qui ont poussé le chef de l’Etat à réduire leur nombre dans l’équipe gouvernementale.

Un dernier mot à l’endroit des femmes ?

Je leur demande de ne pas baisser la garde. Rien ne nous sera servi sur un plateau d’or. Il faut que nous soyons unies dans le combat pour le respect de nos droits.

visionguinee

PUBLICITÉ

Abonnez-vous à notre newsletter
Inscrivez-vous ici pour recevoir les dernières nouvelles, mises à jour et offres spéciales directement dans votre boîte de réception.
Vous pouvez vous désabonner à tout moment

La Rédaction Vous Propose Également:

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que cela vous convient, mais vous pouvez vous désabonner si vous le souhaitez. Accepté Lire la suite

Politique de confidentialité et cookies