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Guinée : Mary madeleine Djoubaté indique : « Aucune politique saine n’est possible dans un état corrompu ».

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Au cours d’une interview accordée à nos confrères du site Guinée114.com, l’ancienne candidate aux élections présidentielles en Guinée, affirme d’avoir vu des signaux de dictature en Guinée.
Ci-dessous, flashguinee.info vous propose l’interview de nos confrères guinee114.com. L’ancienne candidate aux élections présidentielles de 2015, devenue depuis quelques mois le symbole de la contestation à Paris contre un troisième mandat en Guinée, semble voir tous les signaux d’une dictature « féroce » qui s’installe en Guinée.
D’ailleurs, selon Marie Madeleine Dioubaté, si l’immunité de Damaro n’a pas été levée par une Assemblée où siègent des personnes qui poussent le président à tirer le pays vers un Interview. Pensez-vous comme l’opposition républicaine que la CENI n’a pas pour le moment l’intention d’organiser les législatives avant fin 2019 ? La CENI n’a jamais respecté le calendrier électoral depuis l’élection de monsieur Alpha Condé. Le calendrier électoral de la CENI, est en fait le calendrier de la mouvance présidentielle. Avant chaque élection, des stratégies de fraudes et de malversations sont mises en place pour truquer les résultats, c’est ce travail qui détermine le calendrier électoral et non celui inscrit dans la constitution .
Que pensez-vous du refus de l’assemblée nationale de lever l’immunité de Damaro ?
L’immunité parlementaire est vue par le citoyen lambda comme un symbole des avantages accordés aux élus. Faut-il pour autant la lever ? En théorie, l’immunité parlementaire est un moyen d’assurer l’indépendance des députés, à renforcer la démocratie. Cette protection accordée à chaque député est sensée être conçue « non comme un privilège mais comme un moyen destiné à lui assurer l’indépendance et la liberté d’expression nécessaires à l’exercice de son mandat ».
Concernant la levée de l’immunité parlementaire de Monsieur Damaro, on en a beaucoup parlé, le parti au pouvoir étant majoritaire à l’assemblée Nationale, je ne suis absolument pas surprise que la majorité présidentielle ait refusé de lever l’immunité parlementaire de Monsieur Damaro. Et pourtant, en levant l’immunité parlementaire de Mr Damaro, l’Assemblée nationale aurait montré que cette institution fonctionne, car il est inadmissible d’avoir dans l’hémicycle des personnes qui font la promotion d’une présidence prolongée pour ne pas dire à vie et qui poussent le Président à des manœuvres visant à déstabiliser notre pays. Dans le respect de la loi, l’immunité est un droit, elle est même utile et nécessaire pour protéger les députés et la démocratie .
Malheureusement dans notre pays, l’esprit de la loi est détourné pour pérenniser le système de gouvernance actuel. En réaction à ce refus, les magistrats promettent d’appliquer désormais la loi dans toute sa rigueur. Qu’en dites-vous ? Les magistrats ont tout à fait raison. La justice ne fonctionne pas, et les lois ne sont pas appliquées dans notre pays.
En réalité, la séparation des pouvoirs n’est que théorique. Aucune politique saine n’est possible dans un Etat corrompu, et il va de soit qu’il faille associer l’éthique à la politique en mettant un accent particulier sur la vertu de la justice.
(Platon) Que dites-vous de la condamnation d’opposants anti-troisième mandat à Kindia à des peines de prison? La condamnation d’opposants anti-troisième mandat à Kindia à des peines de prison ferme pour avoir osé exprimé leur opinion, nous démontre que notre pays glisse inexorablement vers une dictature féroce. Ceux qui en doutent encore, commencent à voir se dessiner les contours de cette dictature, on veut museler la population, créer un climat de peur pour empêcher les récalcitrants de s’exprimer, ou d’avoir des opinions différentes de celles des partisans d’une prolongation du mandat présidentiel. La démocratie n’a jamais reculé en Guinée, elle n’a simplement jamais existé.
Et les Guinéens doivent avoir le courage de prendre leur destin en main comme tant d’autres citoyens en Afrique et dans le monde. Le changement ne peut venir que par eux.

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