Guinée : l’AJAD cette organisation qui mène une enquête sur le terrain pour l’éradication du viol !

Alliance Nationale des Jeunes pour l’Appui à la République AJAR, a tenu ce Dimanche une conférence débat à CONAKRY. Ce, après des études menées sur le terrain l’heure était pour cette plateforme d’étaler les problématiques liées aux violences basées sur le genre, mais aussi inviter les acteurs à s’impliquer davantage pour l’éradication du fléau dans les sociétés guinéennes.

 » L’objectif de cette conférence débat ,c’est d’inviter tous les acteurs concernés à s’unir afin d’inverser la courbe,mais également alerter le gouvernement et les partenaires techniques et financiers pour essayer de mettre un fonds pour les filles ou ses personnes victimes du viol ou de violences.
Également nous avons débuté une enquête aujourd’hui qui vise jusqu’à 1500 à 200 enquêtes pour que notre mission puisse réussir dans sa globalité « , déclare Barry Thierno Ibrahim, coordinateur de L’ONG AJAR.

Selon les derniers chiffres publiés par les organisations et ONG de défenses des droits humains,les violences basées sur le genre dans le monde ont atteint un niveau inquiétant.Moussa Fofana juriste de profession, revient sur la définition du viol réglementée par le code pénal. Il a ensuite indiqué le cadre guinéen sur les VBG .

 » Le viol systématique ou le viol simple, l’esclavage sexuel, la grossesse forcée ,exige aujourd’hui des mesures particulières pour leurs encadrements. C’est pour cela que les juristes, les sociétés tant sur la scène nationale et internationale se sont organisés pour mettre en place un certain nombre de mécanismes de protection. Cette question du genre ne cherche pas à mettre l’égalité entre l’homme et la femme,mais c’est de diminuer le fossé.

C’est pourquoi nous nous permettons de faire quelques précisions terminologiques c’est le cas par exemple du viol. La définition en droit guinéen est tout acte de pénétration, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence,contrainte ou surprise, constitue le viol. Donc pour législateur pénal guinéen, il faut d’abord qu’il y ait pénétration quelque soit sa nature on est automatiquement tombé sous le goût du viol sans son consentement avec surprise ou violence « , a-t-il expliqué .

 » Aux dires de cet autre conférencier, la sexualité et l’exploitation juvénile dans les zones minières sont devenues monnaie courantes chez les jeunes .Qui, pour des raisons personnelles ou sous pressions de leurs parents ,sont obligées d’accepter l’offre « .

Lamine Kaba pour flashguinee.info