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Gracié après 7 ans de prison, Almamy Aguibou de nouveau derrière les barreaux

Alors qu’il retrouvait une vie normale après avoir passé 7 ans en prison, Almamy Aguibou est de nouveau derrière les barreaux. Ce jeune qui avait écopé d’une lourde peine avec plusieurs de ses coaccusés dans l’affaire de l’attaque du domicile privé du président Alpha Condé en 2011, est depuis plusieurs en détention.

Selon son Papa qui lui a rendu visite ce lundi 8 février à la maison centrale de Conakry, il est accusé de détention d’arme, la même charge retenue contre Ousmane Gaoual et Cie.

« Il m’a dit qu’on l’accuse de détention d’armes, que tout ce qui est retenu contre Ousmane Gaoual, sera sur moi aussi. Depuis le 11 septembre, j’ai perdu mon fils de vue. Il dormait à Kipé, quelqu’un l’a appelé à 21h, il sort et revient à 1 heure du matin, cette fois avec des hommes en uniforme qui sont entrés dans la chambre de son jeune frère pour fouiller. Puis, ils sont repartis avec Aguibou. À 4 heures, son petit frère emprunte un taxi-moto pour venir m’informer à Samatran que des hommes en uniforme ont enlevé son frère. Deux jours après plusieurs recherches, je me suis rendu à la DPJ. C’est là-bas, à la rentrée, quand je me suis présenté étant le père de Almamy Aguibou, le chef de poste m’a répondu que celui-ci n’avait pas de visite. J’ai finalement rebroussé chemin pour me diriger vers son avocat, maître Béavogui. Après des mois de recherche, je me suis adressé à la presse et le lendemain, on m’annonce qu’il est à la maison centrale », a-t-il indiqué avant d’expliquer que le calvaire de son fils après son arrestation.

« C’est le lundi matin que maître Beavogui et moi sommes rendus à la Maison centrale et c’est enfin là que je l’ai vu. La première des choses qu’il me dit, c’est papa je ne sais pas vraiment c’est que j’ai fait. Quand on l’avait pris, on l’a amené à Soronkoni. Après là-bas, c’est le camp Samory, puis dans une villa à côté de la présidence. Il a été hospitalisé aussi à Ignace Deen pour une perfusion. Après la Maison centrale ».

 

Fatoumata Diaraye Bah