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Faranah : une femme qui a tué son mari est condamnée à 8 ans de prison

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Ouvertes depuis plusieurs jours, les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance de Faranah. De nombreux accusés ont déjà été situés sur leur sort avec de lourdes peines de prison pour certains. C’est dans cette dynamique que Mariama Camara, poursuivie pour avoir tué son mari, a été condamnée hier, mercredi 13 mars 2019, à huit ans de réclusion criminelle, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Mariam Camara, jeune femme âgée de 25 ans, élève en classe de Terminale Sciences Sociales à Dabola, a été reconnue coupable du meurtre de son mari, Djeyla Diallo. Les faits se sont produits en 2017 où l’accusée s’est servie d’un caillou qui a été fatal à son mari.

Lors des premières audiences, l’accusée, mère de 3 enfants non-vivants, avait rejeté en bloc les accusations articulées contre elle.

Pour la journée de ce mercredi, 13 mars 2019, après la comparution de la partie civile, Mariam Camara a fini par reconnaitre les faits avant de dire qu’elle s’en remet à la loi.

Le tribunal, par la voie du président Amadou Sagnane, a rendu la décision suivante : « le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement en matière criminelle, et en premier ressort, après en avoir délibéré, conformément à la loi, déclare madame Mariama Camara coupable de meurtre contre son mari monsieur Djeyla Diallo. Pour la répression, en application des dispositions de l’article 206 et 116.3 du Code Pénal, la condamne à 8 ans de réclusion criminelle, met les frais à sa charge ».

Souleymane 1 Traoré

Interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, Souleymane 1 Traoré, substitut du procureur de la République près le TPI de Faranah, s’est réjoui de la décision du tribunal. « C’est une victoire pour le ministère public, une victoire pour la loi. On s’est battu. Les faits pour lesquels Mariama Camara est poursuivis sont établis. On a fait un grand travail. Il nous appartenait de démontrer que la personne poursuivie est effectivement coupable des faits. Donc, c’est suite à ce travail qui s’est étendu sur trois jours qu’on aboutit à ce résultat ».

À noter que les citoyens de Faranah continuent de se mobiliser pour suivre avec un grand intérêt ces audiences criminelles. Toute fois, le manque d’un palais de justice digne du nom à Faranah reste toujours un défi à relever.

 

guineematin

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