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Dossier FMI : la mauvaise gestion de la Guinée connue.

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Une mission du FMI avec à sa tête Mme Georgia Albertin a séjourné en Guinée de la fin du mois d’avril en mi mai 2019 pour l’évaluation de la mise en œuvre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) ; c’est un programme triennal qui a été approuvé par le FMI en faveur de la Guinée le 11 décembre 2017 pour une valeur d’environ 170 millions de dollars. La délégation a très malheureusement constaté à l’issue de son étude sur les dossiers Guinéens, qu’une part importante des critères indicatifs se trouvent être loin d’être remplis. Et qu’au niveau des collectes des recettes fiscales ainsi que la variation des arriérés domestiques, le gouvernement n’a aucunement respecté ses engagements. Ci-joint le résumé des constats de la mission La Guinée a faillit à ses engagements: « Primo, le contrôle de la subvention pour le secteur l’énergie n’a pas été respecté. La subvention a atteint la barre de 400 milliards de francs guinéens, rien que pour le premier trimestre. Or, les crédits annuels inscrits se chiffrent 800 milliards de francs guinéens. Les résultats du premier trimestre indiquent clairement que ce rythme est insoutenable et que le gouvernement a dépensé plus que ce qui est prévu. A telle enseigne que les délestages ont repris à Conakry, sans doute à cause des invectives du FMI. Secundo, le FMI n’a pas trouvé les moindres traces des 90 millions de dollars que la société de téléphonie mobile Orange a payés pour la licence d’exploitation de la 4G. Pourtant, la convention entre le gouvernement et Orange a été signée depuis le 14 mars dernier, et la société a commencé à exploiter la 4G. Le gouvernement s’était engagé à ne plus recourir à des opérations extrabudgétaires, mais les mauvaises habitudes ont la vie dure. Tertio, les traces de 60 millions de dollars au titre d’un prêt contracté en catimini en 2018 avec le Qatar n’ont pas été retrouvées sur les livres de la comptabilité publique, selon nos sources. A ce sujet, le FMI était déjà monté au créneau lors de la revue du mois de décembre 2018, en menaçant dans des termes diplomatiques de couper le programme si la Guinée continue à contracter des dettes secrètes et à dilapider l’argent emprunté. Le FMI avait écrit dans un communiqué conjoint : « Il sera crucial de gérer prudemment la dette afin d’en maintenir la viabilité. La limitation des emprunts non concessionnels et le renforcement de la gestion des finances publiques et de l’investissement contribueront à préserver la viabilité de la dette et favoriseront l’efficience et la transparence ». Quarto, pour ne pas arranger les choses, le chef de l’Etat a décidé soudainement de produire un décret qui abroge toutes les dispositions antérieures recommandées par le FMI sur la SOGUIPAMI (société guinéenne de patrimoine minier) et ramené cette organisation sous sa tutelle à la présidence pour contrôler les avoirs miniers de l’Etat. » La vérité est que cette attitude de notre gouvernement risque fort de mettre le programme de la FEC en mal.

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