Guinée: Et si ce nouvel visage d’Amadou Damaro Camara sera celui dont la Guinée a besoin ?

Le président du parlement guinéen semble avoir changé de discours depuis qu’il est au perchoir ! Jadis connu pour son langage caustique mêlé de controverses vis à vis des opposants, Amadou Damaro Camara a changé de ton. Il tient un discours conciliant et affiche une ouverture vis-à-vis de ses adversaires politiques les plus redoutables. Il (Damaro) vante les vertus du dialogue, de la consolidation du tissu social  et tend la main aux opposants.
« Je (Damaro)  me suis offert à user de tous mes moyens pour aller vers les autres et leur demander d’accepter qu’on se parle. La Guinée est notre bien commun, il n’y a pas  de raison qu’on ne puisse pas parler d’elle. J’inviterais chacun d’œuvrer à la consolidation du tissu social. Nous sommes tous des guinéens, la seule différence est que nous avons différente manière d’apprécier ce que c’est que l’intérêt général. Donc il est du devoir de chaque guinéen d’œuvrer pour qu’aucun guinéen ne meurt ou ne perde ses biens pour des raisons politiques » .
« La plus part des politiciens guinéens sont des gens qui ont du Machiavel. Donc, l’usage du discours politique comme pièce de théâtre est une habitude dans notre pays depuis très longtemps. Si on ne veut pas cultiver l’impunité au risque de pousser à la destruction de notre pays, il faut que nous soyons exigeants et constants dans nos appréciations, il faut fonctionner selon des principes du droit et de justice. Il ne faut pas dire que les objectifs qu’on s’assigne en politique justifient les moyens que nous utilisons. En Guinée,  beaucoup le font. Lorsqu’ils atteignent leur objectif, ils changent de couleur pour parler autrement alors que dans le fond, ils veulent conforter l’impunité qui les a conduit à atteindre l’objectif qu’ils s’étaient assignés »
« Par rapport à M. Damaro, il y a plus de 40 personnes des jeunes militants, activistes, des politiques et de la société civile qui ont été arrêtés dans la région de la Guinée forestière sans pour autant qu’il y ait en bonne et due forme des enquêtes indépendantes dans le respect du droit de chacun. Ces personnes sont transférées dans un camp militaire à Soronkoni. Si M. Damaro est en phase avec ce qu’il dit aujourd’hui, la première des choses, c’est d’exiger la libération de tous ces gens injustement embastillés aujourd’hui dans un camp militaire. Si tel n’est pas le cas, il ne faudrait pas qu’on se fie  au discours mielleux qui consistent à tromper toujours la population et à commettre des actes répréhensibles aux yeux de la justice et du droit » .

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