Crise politique en GUINÉE : la FIDH et ses organisations membres appellent le gouvernement à cantonner les forces armées dans leurs casernes

Alors qu’au moins 37 personnes
ont été tuées depuis octobre 2019, lors des manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) en Guinée, la Fédération internationale pour les droits humains avec ses organisations membres,  ont à travers un courrier adressé aux différents médias du pays, demandé le gouvernement  guinéen de maintenir les militaires dans leurs casernes respectifs pour éviter le pire.
《Étant donné l’impunité quasi totale accordée aux membres des
forces armées guinéennes depuis des décennies, la mise en alerte et
le déploiement des unités de l’armée de terre dans tout le pays ne
peuvent qu’alimenter le cycle des violences et de répression. Notre
message est clair : les militaires doivent rester dans les casernes et
ne pas interférer dans la vie politique et la séquence électorale en cours, déjà très controversées》, à déclaré Drissa Traoré, Vice
Président de la FIDH.
Ses organisations ont mentionné dans leur courrier que l’appel à la mobilisation de toutes les unités de l’armée de terre par son chef d’État major, risque de faire basculer le pays dans un cycle de violences et de répression incontrôlable.
 Étant données, précisent-ils:《
les violences commises par les militaires depuis des décennies dans le pays, et l’impunité dont ils ont toujours bénéficié,
l’emblématique procès du 28 septembre 2009 n’a notamment toujours pas eu lieu. la FIDH et ses organisations membres appellent le
gouvernement à cantonner les forces armées dans leurs casernes et à prendre les mesures nécessaires pour endiguer les violences faites aux manifestants et cesser la répression des opposants.》
Pour ces organisations,  le message  du Chef d’État major de l’armée de terre, Pépé Roger SAGNO, mettant 《toutes les unités de l’armée de terre en alerte à partir du mardi 25 février 2020 sur toute
l’étendue du territoire national et cela jusqu’à nouvel ordre》,
et demandant à des unités militaires d’ 《organiser des patrouilles
diurnes et nocturnes》est un nouveau signe de l’escalade en cours, qui pourrait menacer à terme l’unité et la paix dans le pays.
 Le président de  l’ONG  Mêmes Droits pour Me Ferédéric LOUA,  dénonce à travers ce courrier que la plupart des arrestations《 ont été effectuées en violation des règles de procédure pénale.》
Selon des sources concordantes,  fait remarquer Abdoul Gadiry
DIALLO, Président de l’OGDH , la plupart des victimes  des manifestations du FNDC 《ont été tuées par balles et aucune mesure concrète n’a encore été prise par les autorités compétentes pour mener des enquêtes sérieuses et poursuivre en justice les présumés auteurs de ces crimes.》
A Noter que ce message est intervenu une semaine, avant l’organisation du
référendum et les législatives prévues pour le 1er mars 2020

Said gaya,pour flashguinee.info