Conflit intercommunautaire à Macenta : La jeunesse Manigna fait une demande à la justice

À travers une déclaration lue ce lundi 1er février à la maison de la presse de Kipé, la jeunesse Manigna réagit aux violences intercommunautaires, liées à des questions de propriétés, qui ont récemment eu lieu à Macenta, en région forestière. Mory Oulén Camara et ses camarades demandent, par la même occasion, à la justice guinéenne d’accélérer le dossier.

Dans sa lecture, le porte-parole de ces jeunes retrace l’histoire du village de Macenta depuis sa création en 1850 par, dit-on, Soni Tènèn Bakary Kourouma et indique que« nous sommes au regret de constater la détermination de certains cadres à saper intentionnellement toutes ces valeurs pour des raisons inavouées ».

Sur l’origine des conflits, Mory Oulén Camara s’interroge.

« Pourquoi alors il n’existe nulle part dans la ville de Macenta, la tombe du nommé Massa Koïvogui ? Pourquoi construire le mausolée d’un prétendu fondateur d’une ville, loin de cette ville tandis que le vrai fondateur Soni Tènèn Bakary Kourouma repose au centre-ville de Macenta ? Si Massa Koïvogui était vraiment fondateur d’une cité, qui peut nous dresser la chronologie de sa succession ?».

La jeunesse Manigna assure, à travers cette déclaration, que « tous ceux qui s’agitent dans les stériles revendications de paternité de Macenta Centre connaissent leurs villages respectifs. Seule la famille Kourouma, héritière du fondateur Soni Tènèn Bakary Kourouma, n’a autre village que Macenta Centre ».

Ainsi pour mettre un terme à toutes ces situations de tensions, Mory Oulén Camara et ses collègues demandent à justice guinéenne d’accélérer les enquêtes afin de traquer, juger et punir tous les commanditaires de ces agitations à la hauteur de leur forfaiture ».

 

Boubacar Barry