Comment arrêter les violences en Guinée? Makanera propose une piste de solutions…

il y a 1 mois

Le cycle de violence a atteint une proportion inquiétante en Guinée. Les derniers cas de blessés et de deux tués par balles, selon les témoins, restent la goute de trop qui déborde le vase.

La question que bon nombre d’observateurs se posent, à qui profite cette violence ? Interrogé sur la question ce mercredi 06 novembre, l’ancien ministre Alhousseiny Makanéra Kaké, membre de la Coalition Démocratique Nationale pour la Nouvelle Constitution CODENOC a proposé quelques pistes de solution face à la situation.

 «C’est très dur de voir les guinéens mourir de cette façon, mais moi la question fondamentale que je me pose c’est comment arrêter ce cycle de violences ? Et pour cela, il faut qu’on se pose un certain nombre de questions. Qui tue ? Pourquoi ? Et à qui profitent ces violences ? Si on répond à ces trois questions, voilà des pistes de solution pour enrailler complètement » propose Alhousseiny Makanéra Kaké et de mettre a la solde de l’opposition les violences enregistrées.

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« Aujourd’hui, moi je suis convaincu d’une chose, le gouvernement n’a aucun intérêt qu’il y ait la violence, qu’il y ait des morts. Pour preuve, lorsqu’il y a des violences, même sur le bilan contradictoire vous verrez que le gouvernement veut toujours ramener le nombre de victimes à une proportion beaucoup plus faible par rapport à l’opposition. En tenant compte de cela, nous pouvons dire que sur le nombre de victimes, c’est l’opposition qui a intérêt qu’il y ait plus de victimes. Mais je ne suis pas entrain de dire ici que c’est toute l’opposition.  Mais je suis convaincu d’une chose, le nombre de mort élevé arrange une grande partie de cette opposition, on en fait même un fonds de commerce. C’est comme pour dire qu’on a besoin qu’il y ait beaucoup de morts pour soulever la population contre le régime en place et attirer la sympathie des pays étrangers et de la communauté internationale en générale » a estimé ce membre de la CODENOC

Makanera a deja appartenu aux deux camps en face

Pour résoudre tous ces problèmes, Alhousseiny Makanéra Kaké décline des pistes de solutions

«Que les manifestations soient autorisées, mais s’il ya la récurrence des manifestations, qu’on trouve les week-ends comme les Algériens le font chaque vendredi chez eux. Qu’on responsabilise et les manifestants à travers ceux qui vont déclarer, et les services de sécurité pour que lorsqu’il y a des violences, qu’on puisse situer la responsabilité des uns et des autres(…) Aujourd’hui, vouloir dire forcement que le Président  de la République a tort, qu’il faut renoncer à l’affaire de référendum ou de troisième mandat, c’est un faux débat. Parce que les violences politiques n’ont pas commencé avec Alpha Condé. On les (violences ndlr) a connues depuis les années d’indépendance de Sékou Touré. Si elles liées à un Président après leur départ, on allait plus parler des violences politiques. Maïs si ça persiste, cela va au-delà de la personne du président de la République (…) » propose Makanera.

Il croit aussi que l’épilogue de ce cycle de violence « passera forcément par le dialogue, ceux qui pensent qu’on peut résoudre cette question par une baguette magique se trompent lourdement. »

Concernant la manifestation du Front National pour la Défense de la Constitution ce jeudi 07 novembre sur l’Autoroute Fidel Castro, Alhousseiny Makanéra Kaké exhorte les organisateurs de faire en sorte qu’il ait moins de violence et zéro mort.

Le député de l’UFR, Saikou Yaya Barry, membre du FNDC, s’oppose à cette assertion selon laquelle l’opposition utiliserait les morts comme « fonds de commerce ».

« Je ne réponds pas à ces idioties, au contraire, ce sont  eux qui utilisent cette affaire de troisième mandat comme fonds de commerce. Nous nous battons pour l’instauration d’une véritable démocratie dans le pays. Ce sont eux qui font le commerce en dilapidant nos richesses, en achetant des maisons à l’Etranger et en épousant plusieurs femmes »

La CEDEAO a publié un communiqué il y a quelques heures pour appeler toutes les parties (Pouvoir et Opposition- à la retenue et à privilégier le dialogue. Les marches politiques, continue l’organisation ouest-africain, doivent être mieux gérées.

A la veille de la marche du FNDC de ce jeudi 7 Novembre, l’Ambassadeur américain, de son côté, abonde dans le même sens.

«Les forces de sécurité doivent faire preuve de retenue et les marcheurs doivent éviter tout acte de provocation ». 

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