Cellou Dalein empêché de voyager une seconde fois: le pouvoir persiste dans la provocation (Souleymane Konaté de l’UFDG)

Alors qu’il devrait se rendre dans la capitale ivoirienne pour assister aux obsèques de l’ancien Premier Ministre de Côte d’Ivoire, feu Ahmed Bakayoko, sur l’invitation de l’Internationale Libérale dont il est le Vice-Président exécutif, le Président élu de Guinée, Cellou Dalein Diallo, a été empêché de quitter le territoire national, sans qu’aucun acte, ni administratif, ni judiciaire ne lui ait été notifié.

Si pour l’instant, il n’y a pas de raisons officielles, les autorités guinéennes étant incapables de justifier cette énième violation de ses droits les plus élémentaires, cette attitude vient confirmer nos soupçons. Alpha Condé est dans une dynamique qui lui est propre: celle d’instaurer une nouvelle dictature en Guinée et de faire en sorte que toutes les libertés individuelles et collectives soient confisquées.

Il ne peut y avoir d’autres preuves. On ne peut prétendre servir un peuple par une gouvernance qui bafoue la Constitution et toutes les règles élémentaires qui facilitent notre vivre ensemble.

Néanmoins, ces agissements ne devraient étonner personne. Après le hold-up électoral du 18 octobre 2020 et la confiscation du pouvoir par le biais de la répression et l’impunité garantie à sa milice armée, Alpha Condé est conscient du rejet dont il fait l’objet de la part de l’écrasante majorité des guinéens. Sans compter son isolement sur la scène africaine et Internationale. C’est pourquoi, il cherche désespérément à étouffer toutes les voix dissonantes, principalement celles de l’UFDG.

Est-il utile de rappeler que, depuis la présidentielle dernière, ils sont nombreux les responsables, militants, sympathisants et alliés de l’UFDG et de l’ANAD qui croupissent dans les différentes prisons du pays dans des conditions de détention inadmissibles et inacceptables au 21 ème siècles?

L’heure est grave en Guinée, il est temps pour tous ceux qui aiment parler de paix, de chercher à faire entendre raison à Alpha Condé. Car dans une démocratie fonctionnelle, le pouvoir est donné aux Institutions de la République pour appliquer la loi, seul moyen de garantir la cohésion sociale. Malheureusement, le régime de Alpha Conde, à défaut de pouvoir corrompre tout le monde, persiste dans la provocation hanté qu’il est par la fragilité et la précarité de son pouvoir et enfermé dans une peur bleue de l’homme à abattre: Cellou Dalein Diallo.

Bienvenue au royaume du gouverner autrement où la négation du droit le dispute à l’arrogance et à la médiocrité.

Souleymane Konaté, vice-coordinateur de la cellule de communication de l’UFDG.

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