Cadre de dialogue : « Nos frères de l’extérieur, ceux qui n’ont pas pris part à ça, n’ont qu’à venir. Il est temps de venir qu’on s’asseye. » Lansana Kouyaté

Le président du Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN) était face à ses militants. Dans sa communication, Lansana Kouyaté s’est opposé à l’idée de délocalisation du cadre de dialogue dans un autre pays.

Pour lui, la délocalisation se fait à une seule condition.

« Il y a eu des dialogues qui ont été délocalisés en Afrique. La crise en Côte d’Ivoire a été d’abord à Lomé, au Togo puis dans plusieurs autres pays. Mais, pourquoi pour eux a été délocalisé ? Il faut que vous le sachiez. On délocalise quand une partie du territoire est occupée par un groupe et l’autre partie par l’État. Est-ce que c’est le cas ici ? Ce n’est pas le cas. En Côte d’Ivoire, il y avait une nette démarcation. Les rebelles étaient au Nord et le gouvernement au sud. Donc, il y avait un trait… Nous, nous ne l’avons pas. C’est un pays qui n’a pas perdu un centimètre carré de son territoire. Pourquoi aller à l’extérieur ? Ce n’est pas que l’histoire de dignité. Oui, il y a cela mais, c’est aussi cette réalité qui fait qu’on ne délocalise pas. Et puisque ça ne doit pas être délocalisé, ça se tient en Guinée. »

L’ancien premier ministre à une fois demandé à ses pairs de rentrer aux pays afin de discuter des problèmes du pays.

« Nos frères de l’extérieur, ceux qui n’ont pas pris part à ça, n’ont qu’à venir. Il est temps de venir qu’on s’asseye. Le Premier ministre l’a demandé, le président de la transition même l’a demandé. Les facilitatrices ont envoyé au-delà de cinq lettres pour qu’ils viennent. Rien ne les empêche de venir. Si c’est la justice, la seule chose qu’il faut éviter, c’est de faire un troc. C’est-à-dire qu’il n’y aura de paix que quand l’impunité sera accordée à tout le monde et là le pays n’avancera pas »

Kaba kouyaté

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