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Bokaria sur la nationale n°1 Kindia-Mamou: l’exemple parfait du district modèle

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Dans le domaine de la sécurité routière, il nous apparaît que Bokaria soit un exemple à citer parmi tous les districts traversés par une route nationale. Cette affirmation ne se fonde sur aucune étude réalisée par les autorités compétentes ou par un quelconque institut de sondages. Seules nous guident, l’observation et la comparaison sur le terrain. Une approche à la limite de l’empirisme, avec toutes les réserves qu’elle peut susciter chez des scientifiques ou cartésiens férus de théories établies. Dans cette thèse ou réflexion personnelle, nous sommes confortés par des faits vérifiables que les données statistiques de la gendarmerie routière corroborent amplement.

En effet, selon le chef d’escadron Jimys Niamy, commandant la compagnie sécurité routière de Kindia, depuis plus de dix ans, ses services n’ont pas enregistré d’accident contre piéton dans ce district. Ce qui, tenant compte de la configuration des lieux est très appréciable et même assez surprenant.

Bokaria est située à 25 km du centre-ville de Kindia, en direction de Mamou. C’est de là que part la route qui mène à Madina-Oula, une sous-préfecture frontalière de la Sierra-Léone. Le district est traversé par la nationale n°1, très fréquentée, de jour comme de nuit. La chaussée, sur plus d’un kilomètre en ligne droite, est bitumée, pentue et en bon état. Les véhicules y passent à vive allure.

Comment expliquer qu’il n’y ait pas d’accident contre piéton à Bokaria

La particularité de ce district réside dans le «calme» saisissant que l’on y observe. Sans oser dire que tout est parfait en ces lieux, on ne remarque guère des cas de traversée imprudente de piétons. Non plus pas d’enfants qui jouent en bordure de chaussée. Aucun kiosque ni aucune gargote en vue. Point d’attroupement. Les maisons sont situées assez loin de la route. On a l’impression de traverser une contrée vidée de ses habitants. Pourtant, il y aurait même un collège, donc assez de monde, pour animer ce village aux allures si paisibles. Et aussi, nous apprend-on, un marché hebdomadaire s’y tient les samedis. Le lieu réservé pour ce rendez-vous hebdomadaire d’échanges est situé en profondeur, bien en retrait de la zone d’habitation. Ce qui fait que malgré la forte affluence qu’il génère, il ne s’y est jamais produit d’incident routier majeur, selon la gendarmerie. C’est tout cela le charme et la spécificité de Bokaria.

Une seule ombre au tableau

Malgré tout ce qu’on en dit de bien, en termes de sécurité des piétons, la traversée apparemment tranquille de Bokaria présente néanmoins un risque énorme pour les automobilistes imprudents. Il s’agit du pont situé à la sortie de la localité, en direction de Kindia. La gendarmerie routière le classe parmi les endroits les plus dangereux sur cette route. On pourrait dire que c’est la face cachée de l’iceberg ou le revers de la médaille, tellement les accidents y sont fréquents. Un vrai piège pour les automobilistes en provenance de Mamou et gare à ceux d’entre eux qui traversent le district à vive allure !

Au bout du tracé rectiligne à la sortie du village, un virage serré à droite, non signalé, les attend qui conduit à un pont enfoncé dans un dénivelé. L’effet de surprise est total, surtout pour les non familiers de la zone. C’est ainsi que pour certains, c’est la fin du voyage!

La gendarmerie cite l’excès de vitesse, le croisement ou le dépassement défectueux, le manque de maîtrise et/ou d’anticipation, les incidents techniques…comme étant les principales infractions à l’origine des accidents graves qui s’y produisent. Et dans bien des cas, hélas, surviennent des dégâts corporels et matériels considérables et parfois même des pertes en vie humaine.

L’optimisme est permis

Nonobstant cet aspect à forte sinistralité, nous pouvons néanmoins retenir que la traversée de Bokaria nous change de beaucoup d’autres lieux similaires situés le long de nos routes, à travers le pays.

En ce qui a trait au comportement des piétons, dans maints endroits à la configuration identique, la traversée des véhicules reste très hasardeuse et les risques d’accident particulièrement accrus.

Ce sont parfois des lieux d’arrêt consacrés pour la restauration des voyageurs. Lesquels se concentrent avec leurs véhicules dans un espace aux dimensions réduites et aux constructions anarchiques débordant sur la chaussée.

Quelque fois ce sont des lieux où se tiennent des marchés hebdomadaires. La route est alors carrément « avalée », tout le temps que dure ledit marché. On s’estime heureux quand on y passe au pas et sans casse.

Ce sont là, autant de points noirs à corriger pour garantir fluidité et sécurité à notre circulation routière en rase campagne.

Avec le bel exemple de Bokaria, ce pari est dans les limites du possible !

guineenews

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