Bill De Sam aux militants de l’UFR:  » si le FNDC nous demande de casser les urnes, cassons-les… »

Plus que jamais engagé à défendre l’actuelle constitution,  Bill De Sam demande aux militants de l’UFR de n’avoir peur de rien pour faire fléchir le président Alpha Condé dans sa volonté de changer la constitution.
Pour ce chanteur reconverti en politique, la seule arme dont dispose le président guinéen pour combattre les opposants à la nouvelle constitution, c’est l’armée et la police.
« La mort c’est une fois. On peut tuer certains aujourd’hui mais on ne peut pas tuer tout le monde. La seule arme sur laquelle Alpha Condé compte aujourd’hui pour nous combattre, c’est l’armée, c’est la police, c’est la force pour la sécurisation des élections, ils vont mettre des miliciens dedans, des miliciens dont on a entendu parler… N’ayez pas peur, le peuple est plus fort que tous ceux ci… Il faut que nous, individuellement, qu’on prenne des dispositions pour nous libérer. Pour cela, il faut que lors des prochaines manifestations qui sont appelées, qu’on montre qu’on est tous solidaires du FNDC, qu’on est dans la rue, qu’on soutient tous Sidya…. Sortez dans la rue, montrez que vous êtes dans votre droit parce que la constitution actuelle jusqu’à preuve du contraire, nous donne le droit de résister », a-t-il dit lors de l’assemblée générale de l’union des forces Républicaines (UFR).
Dans la même lancée, Bill De Sam demande aux militants de l’UFR de respecter toute consigne donnée par le FNDC.
« On a pas d’armes mais nos paroles, nos coups de poings et notre façon de parler sont pour nous, la seule façon de nous défendre. Celui qui nous tue dans ça, on va direct au paradis, parce qu’on sera un martyr. N’ayons pas peur, si le FNDC nous demande de sortir dans la rue sortons tous, arrêtons nous devant nos maisons… Si le FNDC nous dit de casser les urnes, cassons les, parceque nous sommes dans nos droits. Si le FNDC nous dit de débarquer à Sékhoutouréya, débarquons, parce que nous sommes dans la résistance active… Nous ne sommes pas des Esclaves. Je préfère mourir que de me soumettre à la volonté d’un individu ou d’un clan. Je vais mourir un jour, quitte à crever dans mon droit. Libérons nous. Aujourd’hui, la situation que nous vivons,  est pire que l’époque coloniale… C’est une question de vie ou de mort, qu’ils nous assassinent. Ceux qui vont vivre, vivront heureux mais sortons, défendons nous. Nous sommes pas des animaux »,  a lancé l’ancien rappeur.
Elisabeth Zézé Guilavogui