Bah Oury aux hommes politiques : «La richesse d’un pays, ce sont ses enfants»

Après le forcing du président Alpha Condé pour modifier la constitution et ainsi briguer un troisième mandat qu’il a d’ailleurs obtenu à l’issue de la présidentielle du 18 octobre dernier, certains hommes politiques du pays estiment qu’il faut maintenant changer de stratégies face au régime de Conakry.

C’est le cas du président de l’UDRG qui semble avoir renoncé à la méthode violente.

Dans sa communication, Bah Oury motive sa position par les multiples tueries que la Guinée a connu depuis son indépendance.
«Parfois, les stratégies utilisées dépendent de celui qui est au pouvoir. Si celui-ci, c’est quelqu’un qui est violent, autocratique et qui ne respecte pas la loi, il va de soi, si on ne fait pas attention, son opposition, de manière naturelle, fera qu’on fasse comme lui et on aura un enchevêtrement de violences qui vont détruire la Guinée. C’est la raison pour laquelle, 62 ans d’indépendance, nous sommes encore loin des pays les plus en retard en Afrique.

Donc, il faut changer ; il faut amener tout le monde à se rendre compte que celui qui aime la Guinée ne peut pas tuer un Guinéen, ne peut pas faire pleurer une famille guinéenne quelque soit le bord politique de cette famille; c’est injuste et inadmissible.

La richesse d’un pays, ce sont ses enfants. Si tu méprise ces enfants, ce que tu n’aimes pas la Guinée, tu n’aimes pas les Guinéens. Il faut qu’il y ait des hommes et des femmes politiques, peu importe leur bord, qui d’abord aiment la Guinée, qui aiment les enfants de Guinée», a-t-il laissé entendre dans une de ses sorties en début de semaine tout en illustrant ses propos par le cas de Mandela en Afrique du Sud.

«Je rêve de voir ma Guinée se battre, rassembler tous ses fils dans un élan qui va dans le sens de la véritable construction nationale pour faire de notre pays un grand pays et avec l’aide de Dieu, on réussira inchallah», a conclu l’ancien collaborateur de Cellou Dalein Diallo.

Boubacar Barry