Bah Oury alerte: »le souhait du prince c’est de dire de faire semblant d’organiser une élection et au bout de compte … »

La date du 18 octobre proposée par la commission électorale nationale indépendante pour la tenue de l’élection présidentielle,  ne fait toujours pas l’unanimité des acteurs du processus électoral guinéen. Beaucoup de leaders politiques continuent à décrier le fichier électoral sur la base duquel le référendum du 22 mars a eu lieu. Bah Oury estime que cette situation pourrait conduire la Guinée dans la même situation que se trouve aujourd’hui le Sahel.
« Quelle que soit la candidature unique ou pas, le souhait du prince c’est de dire de faire semblant d’organiser une élection et au bout de compte, je vais être déclaré vainqueur. Ce n’est pas ça que nous cherchions à avoir. Il faut économiser l’énergie, économiser le temps, économiser beaucoup de vies humaines pour pousser à ce que les choses se fassent correctement parce que la misère, elle, est insidieuse « a souhaité le Président du parti Union des démocrates pour la renaissance de la Guinée.
Selon Bah Oury,  dans un pays relativement normal avec les institutions qui fonctionnent tant bien que mal,  avec un fichier électoral qui peut-être malgré tout, relativement acceptable, cette façon de voir pourrait être une solution. Mais, indique-t-il : »en ce qui nous concerne, vous voyez la cour constitutionnelle, il y a une faute grave au niveau de la constitution telle qu’on l’a présentée. La cour constitutionnelle a accepté cela. La CENI ne fait que faire ce que le pouvoir veut sans rechigner, sans résistance. Vous avez un fichier électoral totalement corrompu. 1 600 000 électeurs qui figurent dans ce fichier sur 7 300 000, ce sont des électeurs présentant des dis fonctionnements graves et qui devraient pas être dans le fichier. »
« Nous sommes dans une situation aujourd’hui, si les gens ne prennent pas garde, ce qui se passe au Sahel risque de nous arriver. En ce moment-là, on ne parle pas d’élection, on parlera de sécurité, on parlera de gouvernabilité du pays.  Et de ce point de vue, je vous dis la situation est très dangereuse », a conclut l’ancien ministre de la réconciliation nationale.
Said Gaya,pour flashguinee.info

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