Afrique: la pauvreté n’est pas un obstacle (Bill Gates)

D’ »excellents » soins de santé de base permettant de s’attaquer aux maladies les plus meurtrières en Afrique: le but est réaliste sur le continent malgré la pauvreté de certains pays, a plaidé dimanche le multimilliardaire et philanthrope Bill Gates.

« En consacrant des sommes modestes à des problématiques prioritaires, on peut engranger des résultats phénoménaux », a soutenu M. Gates dans un entretien avec l’AFP, évoquant l’accès à certains vaccins, antibiotiques ou à des infrastructures de base.

« Il n’y a pas besoin d’être un pays à revenus moyens pour avoir un excellent système de soins de santé primaires », a-t-il ajouté.

Gates, dont la fondation a consacré 15 milliards de dollars à l’Afrique depuis 2000, était présent à Addis Abeba pour un sommet de l’Union africaine. Il a participé au lancement samedi d’une initiative en vue d’augmenter les investissements, principalement de la part des gouvernements, dans le secteur des soins de santé.

A l’origine de cette initiative, le président rwandais Paul Kagame a appelé les pays africains à consacrer au moins 15% de leur budget aux soins de santé, un objectif qu’ils s’étaient fixé au tournant du millénaire. Car si les investissements ont augmenté depuis, les pays africains ont consacré environ 7,5% de leur budget à cette question en 2016.

Soulignant que les efforts réalisés ces 20 dernières années pour améliorer les soins de santé en Afrique ont notamment permis de réduire la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans et de prolonger de dix ans l’espérance de vie, le co-fondateur de Microsoft a regretté que « certains chiffres restent troublants ».

Selon l’UA, plus de la moitié des Africains n’ont pas accès à des services de santé « essentiels », 70% des personnes atteintes du sida à travers le monde vivent en Afrique et des maladies infectieuses qui ont diminué ailleurs dans le monde « restent parmi les principales causes de mortalité ».

« Quand on regarde les maladies qui tuent le plus d’enfants, comme la diarrhée, la pneumonie, la malaria, il existe des solutions bon marché », souligne M. Gates. Et de prendre l’exemple des pays plus riches où « les 10 premiers pour cents des sommes dépensées (…) permettent d’engranger 90% des résultats ».

Il a également estimé que l’Afrique a désormais ses propres exemples à suivre, évoquant notamment le cas du Rwanda, qui a introduit une couverture santé universelle: un exemple selon lui « fantastique, même si c’est un pays pauvre ».

AFP

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